Le Canal du Midi

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LE CANAL DU MIDI (ou Canal des deux mers)

Ce canal, chef d’œuvre de Pierre-Paul Riquet, est une des plus belles réalisations du règne de Louis XIV.

C’est Pierre-Paul Riquet, fils d’un homme d’affaires de Béziers devenu collecteur d’impôts, qui a force de ténacité est arrivé à convaincre Colbert, ministre de Louis XIV, du bien fondé de cette opération : cette voie naturelle permettrait de favoriser le commerce du blé et du vin. Le seuil de Naurouze fut retenu comme point de partage des eaux. L’édit royal de fondation est signé par Louis XIV en 1666.

Le canal s’étend sur 240 km, de Toulouse à Thau, avec 56 m de dénivelé. 64 écluses s’étagent sur toute la longueur du Canal.

 

Un président des Etats-Unis à Ayguesvives – 1787 :Thomas Jefferson est un des pères fondateurs des USA, et est surtout connu comme le principal rédacteur de la célèbre Déclaration d’Indépendance.

En 1785, il devient ambassadeur d’Amérique auprès de la cour de Versailles, succédant ainsi à Benjamin Franklin de retour aux Etats-Unis. C’est pendant cette période, qu’il effectue son voyage dans le Midi de la France. Autre trait intéressant pour l’histoire de France, il a personnellement participé à la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen en 1789.

Thomas Jefferson a dû amarrer sa barque à l’une des bornes du port de Ticaille, car il écrit qu’il couche « non loin de l’aqueduc ». Une de ces bornes, toujours en place aujourd'hui, a eu le privilège de voir le père de la déclaration d’indépendance des États-Unis dormir à Ayguesvives, à la belle étoile.

D’autres voyageurs illustres emprunteront le canal : le roi d’Espagne Philippe V, en 1701 ; le frère de Louis XVI, en 1777 ; le frère de la reine Marie-Antoinette ; Napoléon II ; Stendhal, en 1848 ; l’émir Abd-El-Kader…

Aqueduc de Gilade 

Cet aqueduc est toujours là, intact, en l’état même où Vauban le fit construire après son passage à Ayguesvives, en 1685. C’est l’œuvre d’art – 2 galeries ou voûtes – par laquelle le ruisseau l’Amadou passe sous le canal. Pierre-Paul Riquet craignait de manquer d’eau pour faire fonctionner son canal, car il croyait, à juste titre, que le réservoir de Naurouze était insuffisant. Aussi fit-il jeter dans le canal les eaux de tous les ruisseaux affluents qui apportèrent certes de l’eau, mais aussi sables et boues. Lors des crues, l’on sait combien l’Amadou est dangereux par ses poussées subites et ses apports de terre. En 1685, le canal était à demi ensablé, menacé de disparition et l’on parlait de l’abandonner, lorsque Louis XIV envoya Vauban pour une inspection. Ce dernier prescrivit de faire passer les ruisseaux par des aqueducs sous le canal, et les travaux, immédiatement commencés, aboutirent à la construction de 49 aqueducs, dont celui de Nostre Seigne, ou encore celui de Ticaille.

Dominique Gilade est le constructeur de Ticaille ; le canal à sec permet de voir que rien n’a changé depuis 1687, dans les murs ou dans le pont qui enjambe l’aqueduc vers l’aval, et qui supporte le chemin de halage ; 3 siècles de solidité, immuable.

 

Ruisseau de L'Amadou

Lors d'une forte pluie

Le ruisseau de l'Amadou prend sa source juste après la limite de la commune d'Ayguesvives, sur la commune de Saint Léon. On le découvre difficilement noyé dans la verdure.

Situation de la source en image

Écluse  de Ticaille

 Écluse du Sanglier

Doublée comme souvent d’un pont, ici en briquettes de Toulouse, elle est pratiquement intacte depuis le XVIIIème siècle.

Cette écluse porte ce nom suite à une anecdote, ce qui est assez rare. La plupart des ouvrages sur le Canal porte le nom d’un lieu ou du cours d’eau qu’il rencontre. Ici, c’est un énorme sanglier pris au piège, lors de la construction en 1760, au fond du chantier, qui a donné son nom à l’écluse

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