Mathilde

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Mathilde

Mathilde De Bortoli, 21 ans, nous a accordé un petit moment pour nous parler de sa vie déjà très intense.

Chapitre 1.         

Un parcours scolaire exemplaire.

Arrivée en 2003 à Ayguesvives, elle fait sa rentrée en classe de CM1. Elle poursuit au collège Jean-Paul Laurens puis au Lycée Bellevue où elle obtient un bac « ES » (Economique et social).

Elle intègre ensuite la classe préparatoire de Saint-Sernin où pendant 2 ans, elle étudie les lettres et les sciences sociales.

Puis, elle profite de la mise en place d’une double formation pour suivre un  parcours hybride entre Sciences Politiques et la T.B.S. « Toulouse Buisness School ».

Si Sciences Po lui permet l’approche des métiers du journalisme, des actions publiques..., la T.B.S. la forme au management et aux ressources humaines. Cette complémentarité sied à Mathilde.

Chapitre 2.

Une sportive de haut niveau.

Quand elle rejoint le club de Baziège pour apprendre le Kung-fu, elle est loin de s’imaginer qu’elle sera 9 ans plus tard, en 2012,  double médaille d’or aux championnats d’Europe puis double médaille de bronze en 2014 aux championnats du monde qui se déroulent en Chine.

Tout au long des années de pratique de Kung-fu qu’elle a d’abord effectuées au sein de l’équipe régionale de Midi Pyrénées puis au sein de l’équipe de France, Mathilde a pris goût à la compétition. Sa spécialité, la partie technique, c'est-à-dire une partie chorégraphiée qui montrent des enchainements d’arts martiaux, à mains nues ou armée, avec ou sans musique, incluant des sauts, des roues, des coups de pied...

Ces aspects à la fois artistiques et acrobatiques conviennent bien à Mathilde qui pratiquait avant cela la gymnastique et la danse.

Mais Mathilde a aussi découvert à travers cette discipline un esprit d’équipe, une culture, celle de l’Asie et un mode de vie équilibrée. Mathilde, elle est bien dans sa tête, bien dans son corps.

Pour tout cela, la jeune fille a pu compter d’une part,  sur le soutien sans faille de ses parents, un soutien moral mais aussi financier quand il s’est agi de se déplacer jusqu’en Chine et d’autre part sur l’accompagnement de ses professeurs, Béatrice et Pascal Turpin. Ils lui ont transmis une véritable passion et l’ont guidée vers le haut niveau. Enfin l’esprit de solidarité, de dynamisme et d’équipe de l’association a été déterminant dans la formation d’une équipe régionale et dans la participation aux compétitions sur la scène internationale.

Aujourd'hui Mathilde souhaiterait que la discipline Kung-Fu soit mieux connue.

D’ailleurs, elle ne manque pas une occasion de faire des démonstrations.

C’est ce qui s’est passé en 2015, lorsque son professeur de mandarin, cours qu’elle suit à l’institut Confucius, la convainc de passer un concours « le pont vers le chinois ». On lui demande à la fois de tenir un discours mais aussi de faire un clin d’œil à la culture asiatique. Mathilde exécute une chorégraphie de Kung-Fu.

Si ce sport lui a beaucoup apporté et a enrichi sa vie à tous points de vue, Mathilde est aussi et surtout très sensible aux questions environnementales et écologiques.

Chapitre 3.

Une citoyenne

Durant son année à la T.B.S. en 2015/2016, Mathilde rejoint l’association «Bureau Du Développement Durable, B3D », associée à l’école.

Cette association a vocation à promouvoir des projets écologiques, sociaux et humanitaires.

Mathilde s’occupe plus précisément du pôle « bio et commerce équitable ». Elle traite des questions alimentaires : consommation responsable, circuit court...

Cependant, c’est un tout autre projet auquel elle participe en février 2016.

Avec 3 coéquipiers, elle effectue le « Tour des solutions alternatives ».

L’objectif : quels sont les enjeux d’une mobilité durable ?

 A bord d’une voiture équipée d’un GPL, pendant une semaine, de Lille à Toulouse en passant par Paris, Lyon,...Mathilde va à la rencontre des associations et des entreprises,  sélectionnées au préalable pour leur sensibilisation à l’économie solidaire, qu’elle interviewe sur les questions de développement durable.

Elle présente les résultats de cette première édition, le 7 avril, lors des Assises Nationales Etudiantes du Développement Durable.

Mais elle ne s’arrête pas là. Ce même jour, elle anime une table ronde sur un sujet qui lui est très familier : le sport.

Quels sont les enjeux cette fois-ci d’un sport plus responsable d’un point de vue environnemental, humain, social et éducatif ?

Quelle empreinte écologique dans nos vies sportives ?

Autour d’elle, Jérôme Lachaze, responsable Développement Durable pour la candidature de Paris aux Jeux Olympiques 2024

qui défend la candidature de Paris pour les Jeux Olympiques de 2024 et Eric Journeaux, directeur du CREPS (Centre de Ressources, d’expertise et de performance sportives).

Ces nouvelles expériences confortent Mathilde dans l’idée que c’est en partageant et en échangeant avec les autres que l’on peut contribuer à faire évoluer le monde dans lequel nous vivons.

C’est ainsi qu’elle est amenée à travailler avec le Réseau Français des Etudiants pour le Développement Durable, REFEDD.

 

Elle s’intéresse également à de nombreuses initiatives toulousaines. Elle a rejoint très récemment « Sol violette » qui est une monnaie locale toulousaine. Cette monnaie s’échange au sein d’un réseau partenaire de restaurateurs ou autres commerces qui ont signé une charte de valeurs environnementales.

C’est pour elle un acte citoyen de consommation responsable.

Chapitre 4

Quel métier ?

Il reste encore trois années d’études pour que Mathilde valide son master 1 et son master 2, option « Risque Santé Environnement ».

Entre cours et stages, elle devrait de nouveau parcourir le monde, Europe et Asie.

Si elle n’a pas d’idée précise des structures au sein desquelles elle voudrait travailler, ce dont elle est sûre, c’est que l’entreprise, l’association ou encore l’administration qu’elle rejoindra, devra défendre et soutenir des actions destinées à favoriser le développement d’un « réseau solidaire et social »

Chapitre 5

Une Ayguesvivoise bien dans ses baskets !

Alors qu’elle vit depuis quatre ans à Toulouse, Mathilde prend plaisir à revenir régulièrement chez ses parents à Ayguesvives. Elle s’y sent bien. C’est le berceau familial. Elle a un attachement fort pour le village qui, je cite,  « a participé à ce qu’elle est devenue aujourd’hui ».

C’est une jeune fille qui comme toutes les filles de son âge s’intéresse à la musique, à la danse, à la mode... qu’elle découvre et pratique notamment dans l’association « Bureau des arts ». La culture fait partie intégrante de sa vie.

Chapitre 6

Un message

Mathilde reconnait avoir un côté naturellement joyeux et optimiste. Elle sait aussi qu’elle a eu de la chance, qu’elle a su saisir des opportunités.

Elle voudrait cependant dire à tout le monde et plus particulièrement aux jeunes de son âge, je cite : 

« La situation d’aujourd’hui, même si elle est difficile, n’est pas une fatalité. On n’est pas tout seul ! Si on partage, si on est ouvert, on peut prendre part à des changements concrets, à des engagements qui nous permettent de garder confiance en nous, en les autres, en nos actions ! Cela passe aussi par l’Education : être et se comporter en citoyen responsable s’apprend dès le plus jeune âge. »

Et Mathilde de conclure en citant Gandhi :

« Soyez le changement que vous voulez dans le monde ! »

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